jeudi 19 septembre 2013

La chute des potentiels

 
La Chute des potentiels
Catherine Béchard & Sabin Hudon
du 25 septembre au 16 octobre 2013
Vernissage mercredi 25 septembre à 17h.

La chute des potentiels est composée de 10 modules mécaniques automatisés. Il s’agit de cannes à pêche au bout desquelles sont suspendus des petits moteurs vibratoires. Ainsi articulé et adapté au bout d’une ligne, cet appât vibrant, ce leurre factice, entre en contact avec des objets de verre en nombre et en forme variés. S’ensuit alors un ballet mécanique, sorte de vertige sonore, chorégraphie qui anime une multitude de sons aléatoire, soudain et inattendu. La chute des potentiels s’intéresse aux déplacements humains dans l’espace et dans le temps. La série de mouvement mécanique, de séquence et d’événement sonore traduit l’expérience empirique qu’à notre insu, nous faisons de la réalité. C’est ainsi que pour le visiteur, la temporalité des perceptions sensorielles change de nature. Tantôt contemplatives, elles lissent l’instant et l’effleurent, ou au contraire suractivées, stimulées, elles crées des moments d’agitation intense, de frénésie et d’instabilité. Dans le piège de l’observation, le visiteur actualise ses propres événements. Ceux-ci surgissent, se composent, se défont, s’altèrent à tout moment, trompent et pervertissent l’intuition sensorielle. La chute des potentiels se veut ainsi la métaphore de “toutes ces petites morts” qui habitent et ponctuent notre existence. Celle du langage; dans la parole suspendue, non dite. Celle du geste, dans l’élan freiné, avorté, interrompu, ou sciemment abandonné. Elle est cette appréhension, cette tension constante d’une réalité anticipée dont la dynamique nous échappe.

Catherine Béchard et Sabin Hudon forment un tandem d’artistes depuis 1999. Ils vivent et travaillent à Montréal. La matière sonore et le mouvement sont au coeur de leurs champs d’investigation. Ils s’intéressent aux sons/bruits générés entre autres par des sources acoustiques, à leurs propagations, aux impressions qu’ils procurent ainsi qu’aux « choses » et aux « silences entre les choses » qui composent nos champs perceptifs. Leur démarche s’actualise autour de propositions esthétiques variées, intégrant la sculpture, l’installation cinétique, l’art audio et la performance, des configurations, formes ou pratiques qui se rencontrent parfois au sein d’une même œuvre.

Installation cinétique et sonore
Matériaux : cannes à pêche, bois, moteurs à pas, moteurs vibratoires, cartes de contrôle, carbone, aluminium, récipients de verre, fils, câbles
Dimensions : 4m x 3,5 m

Extrait du site : bechardhudon.com

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