mardi 17 octobre 2017

LIMER L'ETAU


«Limer l’Étau» de Guillaume Krick et Romain Rambaud
du 25 octobre au 22 novembre 2017
Vernissage le mercredi 25 octobre à 17h.

Les artistes Guillaume Krick et Romain Rambaud rassembleront des œuvres afin de mettre en dialogue leurs intentions sculpturales. Dans leurs travaux respectifs, se développe un lien particulier aux éléments du construit, connexion directe à l’architecture, à l’urbanisme. Dans cette transformation spatiale, les outils (la technologie) et leurs fonctions constituent un rôle central de leurs réflexions.

Le lien à la construction est aussi présent dans l’élaboration des sculptures. Plusieurs d’entre elles fonctionnent sur des principes d’équilibre, de mise en tension des matériaux. Elles mettent en avant ces phases de changement d’état de la matière.

Ces tensions évoquent aussi une certaine fragilité de l’assemblage, des éléments prêts à rompre ou à se liquéfier. Un état des choses précaire dans leur tenue. Certaines sculptures sont constituées de matériaux glanés et développent des formes arrivées à un point de basculement, d’altération comme usées par le temps, elles tiennent place de reliques, de vestiges industriels, de fragments archéologiques, la ruine n’est jamais très loin. Ainsi, les travaux mis en commun par ce duo traitent de l’ambiguïté entre artefact, production humaine et un développement possible vers des formes du vivant. Plusieurs d’entre elles ont ce lien hybride de par leurs factures, leurs procédés de construction et leurs formes d’éléments organiques.

Pour Guillaume Krick, l’engin de chantier trouve beaucoup de similitudes avec l’animal. Les ingénieurs s’inspirent d’ailleurs de squelettes en tout genre pour développer des articulations mécaniques. Dans « Le poids du décor », plus de vérins, donc plus de muscles. Le grappin de chantier est décharné et révèle une forme squelettique prête à s’effondrer. Les matériaux de construction, le tasseau de pin de base et le contre-plaqué bakélisé tentent de s’anoblir dans l’esprit du design.

Chez Romain Rambaud, le geste simple et intuitif d’appliquer une pression sur un matériau mou génère l’hybridation. Dans « Coagule and co », la pression exercée par la machine (dans ce cas la voiture) sur un treillis métallique laisse une double trace, celle du pneu dans l’argile d’un côté et l’effet d’une peau reptilienne de l’autre.

Les artistes réinjectent donc du vivant là où on ne l’attend pas afin de décaler la lecture de la pièce et de l’amener dans un autre champ référentiel propre aux éléments naturels. Il s’agit pour eux de questionner les productions humaines et leur impact par rapport au monde du vivant et à ses transformations. C’est dans ce contraste, cette tension entre des éléments manufacturés et naturels qu’un écho se crée dans leurs productions. Le fait de développer des formes empruntées à ce champ du vivant, pose la question de l’usage que l’on en fait et interroge aussi le devenir de notre environnement humain et naturel.

L’exposition « Limer l’Étau» qui met en avant le franco-québécois Guillaume Krick et Romain Rambaud, né à Nantes est le fruit d’une collaboration entre le collectif Extra Muros (Nantes) et AMV (Saguenay). Ces deux organismes ont pour but de promouvoir le travail de leurs membres, notamment par des échanges internationaux. Dans les prochains mois, des membres d’AMV /Art-Mobilité-Visibilité seront reçus à leur tour pour une exposition présentée par le collectif Extra Muros.

Les artistes tiennent à remercier le Consulat général de France à Québec.

lundi 16 octobre 2017

L'art de mettre les plantes en évidence

Publié dans Le Progrès de Samedi 14 octobre, un texte de Daniel Côté avec des photos de Rocket Lavoie.

mercredi 20 septembre 2017

La récolte


Exposition du 27 septembre au 18 octobre 2017
Vernissage le mercredi 27 septembre à 17h00

La récolte est une exposition qui réunit le processus mené sur deux ans de maîtrise. Elle représente un voyage, les résultats et les découvertes qui ont été faites dans ce projet de recherche-création. La récolte est présentée comme la création d'un espace qui encourage et évoque une ambiance hautement sensorielle où l'odorat, le toucher, la vue et l’ouïe interagissent et se complètent l’un à l’autre. Il s’agit d’une installation interactive où des plantes deviennent des interfaces pour des compositions sonores qui sont en constante évolution ; une expérience qui doit être vécue directement plutôt que de manière abstraite.

Designer et artiste colombienne, Natalia Ardila – Torres a fini ses études en design à l’Université de Los Andes à Bogota. Elle est intéressée par la création d’expériences enrichies par la technologie où les principaux éléments sont la curiosité et l’émerveillement. L’art l’aide à réfléchir à la nature des rapports qui émergent à mesure que les gens interagissent avec les dispositifs et les installations qu’elle crée. Actuellement, elle est étudiante-chercheuse du laboratoire de recherche Insertio et elle complète une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi.

mardi 5 septembre 2017

C'est la rentrée

Du 6 au 20 septembre 2017
Vernissage mercredi le 6 sept. À 17h.

Une nouvelle session de nouveaux étudiants qui relèvent de nouveaux défi et qui sont prêts à monter le résultat de leur travail au public.  C’est avec Pari dur l’Imaginaire sélection 2017, que La Galerie L’Œuvre de L’Autre, le centre d’exposition de L’UQAC inaugure sa saison automnale.  Des créations immersives, sonores, interactives, actuelles meublent l’espace.

C’est une exposition fraîche et surprenante.
Artistes participants : Karl Gaven-Venet (avec une installation imposante), Simon Fortier, Jessyca Allicie, Sarah Beaulieu, Camille Laurence Larouche, Kateri Dupont, Marie-Ève Rochefort, Alexandra Cunningham, François Harvey, Éric Bergeron, Mélanie Saint-Germain, David Fogel, Charlotte Gosselin ainsi que Ninon Jamet qui propose une installation immersive «contre vents et marées» au Studio- théâtre.

mardi 25 avril 2017

mardi 18 avril 2017

Migrations Les emprunts identifiés



Migrations Les emprunts identifiés
Le 25 avril à 17h00

Les étudiants du programme interdisciplinaire en Art de L’Université du Québec à Chicoutimi, vous convient à un événement d’exception. Sous la supervision de M. Marcel Marois, professeur du module des arts et directeur de La Galerie L’Œuvre de l’Autre, les étudiants de l’Atelier de création interdisciplinaire présentent le résultat de leurs recherches-créations autour du thème Migration, les emprunts identifiés ; questionner notre rapport au mouvement dans l’art, tant dans la diversité des médiums que dans les influences culturelles qui nourrissent le processus créatif, menant à une œuvre singulière.

L’exposition s’articule autour d’un ensemble de pratiques telles que : la peinture, la sculpture, l’installation sonore et vidéo, la performance, le cinéma et le théâtre. Cette manifestation artistique se veut collective, par une approche en collaboration interdisciplinaire. La thématique vient cerner la production issue de divers horizons dans une exposition qui clôt la session.

Il sera possible de voir cet éphémère, mais significatif énoncé d’art lors du vernissage le mardi 25 Avril à 17h à La Galerie L’Œuvre de l’Autre, au Petit Théâtre ainsi qu’au studio de répétition.

Les œuvres exposées sont de :

Sarah Beaulieu                    Marie Brisson
Elie Michot                         Camille-Laurence Larouche
François Harvey                  Eric Tremblay-Bergeron
Mélanie Saint Germain       Ninon Jamet
Ann-Julie Pageau

mercredi 29 mars 2017

L'écologie des lignes

Nathalie Lavoie
Du 5 au 19 avril 2017


L’écologie des lignes | par Nathalie Lavoie

Nous vivons dans un monde qui avant tout se compose non pas de choses, mais de lignes. (Tim Ingold, Une brève histoire des lignes)


Nathalie Lavoie cherche à établir une relation au monde par l’immédiateté et la durée de l’action créatrice. Pour ce faire, elle utilise principalement le dessin comme outil heuristique pour comprendre différentes réalités matérielles et immatérielles qui nous entourent et nous habitent. Dans le cadre de cette exposition composée de dessins et de sculptures, elle a reproduit les nervures végétales et les vrilles de vignes. Elle les a multipliées pour créer de nouvelles structures complexifiées qui renvoient à des dimensions organiques, cérébrales et cartographiques. Aussi, un dessin de grand format résulte de l’application linéaire répétitive de l’empreinte du pinceau. Il forme ainsi une vaste surface horizontale aux effets ondulatoires. Enfin, l’intérêt de Nathalie Lavoie pour le territoire et la notion d’habiter se concrétise par la construction d’abris miniatures et la reproduction de cartes hydrographiques de la région du Saguenay.


 Nathalie Lavoie détient une maîtrise en art. Ses oeuvres sont présentées dans des expositions individuelles à Toronto (2000), Gatineau (2003), Montréal (2005), Ottawa (2011), Saguenay (2012, 2017), de même que dans de nombreuses expositions collectives au Canada, en France et au Chili. S'intéressant à la performance comme manière d'établir une temporalité dans un rapport à soi et à l'autre, elle réalise en 2012 à Chicoutimi (Saguenay) un projet d'art action d’une durée de trois semaines. Ses résidences dans différents lieux au Canada, en France et au Chili lui permettent de poursuivre sa recherche à l'étranger. Deux livres d'artistes (2015) sont dédiés à son oeuvre. Elle vit et travaille au Saguenay.

L'artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec de son appui financier.

jeudi 16 mars 2017

Vernissage Reconstruire la maison brûlée






Soirée d'ouverture réussie pour Camille Perry qui présente son exposition de fin de recherche à la maîtrise en art.

lundi 6 mars 2017

Reconstruire la maison brûlée


Camille Perry
Reconstruire la maison brûlée
Exposition du 15 au 23 mars 2017
Vernissage le mercredi 15 mars à 17h
La Galerie L’Œuvre de l’Autre présente Reconstruire la maison brûlée, exposition de fin de maîtrise en arts visuels de Camille Perry. Par un dispositif installatif mettant en relation la sculpture, la vidéo et la broderie, Camille Perry se réapproprie une partie de son patrimoine familial disparu lors de l’expropriation de ses grands-parents de la péninsule de Forillon, en 1970. Sa démarche vise la réappropriation symbolique, par l’art, de la maison familiale expropriée puis brûlée et de la terre à bois abandonnée. Intéressée par la transmission et la médiation culturelle, elle utilise des méthodes collaboratives dans le cadre de sa création.
Premier parc national fédéral du Québec, le parc national Forillon se situe tout au bout de la péninsule gaspésienne. À la fin des années 1960, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral s’entendent pour créer ce parc national afin de générer de nouveaux emplois et de favoriser le développement économique en misant sur le tourisme. Des centaines de personnes sont alors expropriées et voient leurs maisons brûlées puis démolies, en échange de compensations financières jugées insuffisantes. En 2010, le parc national Forillon inaugure une exposition rendant hommage aux expropriés et à leurs ancêtres. Une nouvelle ère de collaboration entre l’administration du parc national Forillon et le Regroupement de personnes expropriées de Forillon et leur descendance commence. En 2011, la Chambre des communes et l’Assemblée nationale font des motions d’excuses aux expropriés. En 2014, l’administration du parc national Forillon commence l’installation de panneaux d’interprétation sur les zones expropriées, alors que Camille Perry débute son projet de recherche-création avec sa famille.
Le dispositif installatif témoigne d’un travail mené en collaboration avec sa famille sur plus de deux ans, entre Gaspé et Chicoutimi. Camille Perry sera présente pendant toute la durée de l’exposition afin de réaliser en direct une œuvre qui s’ajoutera au corpus de l’exposition.

Camille Perry est originaire de Gaspé. Après l’obtention de son diplôme d’études collégiales en arts et lettres au Cégep de la Gaspésie et des Îles, elle complète un baccalauréat interdisciplinaire en arts, option théâtre à l’UQAC. En 2015-2016, elle est récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise.  Elle termine actuellement une maîtrise en arts visuels à l’UQAC, dans la concentration enseignement et transmission.

mercredi 8 février 2017

Festival des finissants


Les finissants au baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’UQAC vous invitent à prendre part à leur festival du 15 février au 02 mars 2017!

Chaque année, les finissants de l’UQAC du BIA exposent leurs production, fruit de leur travail artistique et résultat de leur parcours universitaire. Ce festival sera ponctué de pièces de théâtre, de courts métrages, d’œuvres visuelles et d’œuvres numériques interactives.

Ce festival débutera par un vernissage à la Galerie L’Œuvre de l’Autre, à l’UQAC, le mercredi 15 février 2017, à compter de 17h ; y seront également présentés les courts métrages documentaires et fictions de 3 finissants au petit théâtre de l’UQAC.

Le Petit Théâtre présentera les pièces de théâtre de 2 finissants.
Venez voir une adaptation d’un extrait d’une pièce de Michel Tremblay par Érika Dumas le mercredi 15 février et jeudi 16 février, à 20h.
Charles Buckell vous accueillera quant à lui les mercredi, jeudi et vendredi 23,24 et 25 février à 20h avec une représentation de Muliats, une pièce dont il est coauteur.

**15 février 17h Projections au Petit Théâtre, UQAC

**15 février 18h Vernissage à la galerie l’Œuvre de l’Autre, UQAC : Les étudiants Madyson Menier, Yan Guillemette, Samantha Rousseau Ouellet  et Justine Tremblay-Maltais

**20 février 12h Conférence de Sara Létourneau, à l’Aquarium, UQAC

**23 février 19h Projections à l’auditorium, UQAC

**15,16,23,24,25 février 20h Pièces de théâtre Petit Théâtre, UQAC

lundi 23 janvier 2017

La Boîte Rouge Vif

Parution du Progrès-Dimanche, Édition du 22 Janvier. Un article de Anne-Marie Gravel, des photos de Jeannot Lévesques.

lundi 9 janvier 2017

Vision d'(en)semble/Le travail de La Boîte Rouge Vif


Du18 janvier au 8 février 2017

Vernissage et lancements le 18 janvier à 17h00


25 années d’existence, 25 années d’expérience en création et en transmission culturelle par et avec les Premières Nations et les Inuit. La Boîte Rouge VIF vous invite à la Galerie L’Œuvre de l’Autre, dont le nom évoque si bien le travail de concertation par lequel les communautés autochtones nous ont exprimé leur confiance. Cette exposition est aussi la leur. Il s’agit d’un laboratoire de savoirs partagés où leur voix est vive, actuelle et contemporaine. Nous aimerions adresser un merci sincère à l’UQAC qui nous accompagne dans ce voyage de recherche-action.

Lors du vernissage, il y aura aussi un double lancement de publications : le premier, le catalogue Voix, visages, paysages. Les Premiers Peuples et le XXIe siècle, une production de La Boîte Rouge VIF. Le deuxième, le livre Les bruits et les feux de l’Ouiatchouan. Les archéologies poétiques de Richard Robertson de Michaël La Chance et de Richard Robertson

mardi 6 décembre 2016

Visions d'étudiants

Par Anne-Marie Gravel, publié dans le Progrès-Dimanche du 4 décembre 2016 avec les photos de Jeannot Lévesques.

mercredi 23 novembre 2016

Les États Transitoires

Les états transitoires : évènement des étudiants de la maîtrise en art de l’UQAC
du 30 novembre au 14 décembre 2016
Vernissage le mercredi 30 novembre 2016 dès 17h

La Galerie l’Œuvre de l’Autre de l’Université du Québec à Chicoutimi et les étudiants de première année à la maîtrise en art sont heureux de vous inviter à l’évènement artistique Les états transitoires.

Cette rencontre entre les étudiants et le public est devenue une tradition incontournable d’année en année. Cette fois-ci, les artistes exposent leurs projets de création autour du thème Les états transitoires.
En tout, seize créateurs de différentes disciplines telles que les arts visuels, le théâtre, le cinéma et la performance explorent de nouveaux champs et tentent d’amener leur pratique vers des horizons qui leur sont inconnus. Un défi à la fois affolant et stimulant, mais toujours enrichissant.

L’événement est ouvert à tous. Le vernissage aura lieu le mercredi 30 novembre 2016 dès 17h à la Galerie l’Œuvre de l’Autre, suivi des présentations théâtrales et cinématographiques à 17h30 au Petit Théâtre de l’UQAC.

Les étudiants sont sous la supervision de monsieur Marcel Marois, professeur ainsi que directeur de la Galerie l’Œuvre de l’Autre.

Les étudiants : Patrice Baillargeon, Tanguy Barretteau, Natalie Birecki, Thibaud Blain, IBelle, Jonathan Gagné, Izabelle Girard, Audrey Guimond, Alan Jama, Sylvie Lavoie, Karine Locatelli, Louis Moulin, Johanna Margot Sanchez, Joanie Simard, Frédéric L. Tremblay, Justine Valtie

lundi 21 novembre 2016

Deux univers

Paru ce matin, dans Le Quotiden, sous la plume de Anne-Marie Gravel accompagné par les photos de Jeannot Lévesques.

jeudi 13 octobre 2016

Record de Vincent Routhier

Vincent Routhier
Record
Du 19 octobre au 23 novembre 2016
vernissage le 19 octobre à 17h00



RECORD est un projet artistique qui s’appuie sur les mathématiques et le sport de haut niveau afin de proposer la réalisation du premier Record mondial du plus grand nombre de duplications du carré (c√2) appliquées à une feuille de papier. Sous la forme d’un workshop avec des étudiants de l’UQAC et d’une exposition à La Galerie l’Œuvre de l’Autre, RECORD repousse encore plus loin les limites du dessin. Tant au niveau de son approche conceptuelle que dans sa réalisation concrète RECORD, porte un regard analytique sur différents aspects de la manifestation de la « volonté de puissance » * sur le plan sociétal et individuel. En envisageant le dessin comme un outil de mesure, ce projet constitue une étude méthodique et empirique qui questionne les enjeux structurels de l’idée de quantité. RECORD adopte la perspective de la persévérance et le dépassement afin de mieux comprendre les notions d’infini, de fini de limite et de liberté. RECORD est un projet transdisciplinaire hors norme, qui propose de remplacer l’œuvre d’art par l’exploit.

*(Wille zur Macht) Notion du philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

La technique de dessin :

Vincent Routhier a élaboré une technique de pliage qui permet d’activer et de représenter des modèles de duplication de figures élémentaires de la géométrie.  C’est en pliant plusieurs dizaines de fois le papier et en se servant d’une forme découpée à même la feuille comme d’un pochoir que le dessin se construit. Pour chaque forme imprimée à la poudre de graphite, il y a un pli. Le dessin est son propre outil et son propre plan. Le modèle de duplication employé définit la composition et le nombre de formes imprimées détermine la grandeur du dessin. Le visiteur se retrouve face à une œuvre autoréflexive. Il peut retracer mentalement son processus de création visible à travers les traces de pliage, les marques de manipulations laissées par la poudre de graphite et l’espace vide qui a généré l’entièreté du dessin.

Vincent Routhier détient un BAC peinture/dessin de la HEAD de Genève. Il vit et travaille à Montréal où il vient de finir une maîtrise en Art Visuel Intermedia/Cyber Art à l’Université Concordia. Son travail a été présenté dans différentes galeries et centres d’art au Québec et en Amérique du Nord tel que le Hellen Day art Center (VT, US), la Galerie Leonard et Bina Ellen (Montréal) et la Galerie Simon Blais (Montréal). Il est Lauréat du Prix de la Fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels 2016. Cet artiste conceptuel dont la pratique multidisciplinaire découle du discours philosophique et de l’approche scientifique interroge la complémentarité possible entre l’art et la science. En envisageant la traduction comme création pure, Il élabore des systèmes qui se traduisent en de grands dessins géométriques, en formules mathématiques, et en performances contextuelles.

Vincent Routhier : routhierv@gmail.com



jeudi 22 septembre 2016

Performance






Du 28 au 30 septembre 2016
Vernissage mercredi 28 sept. 16h45h.
Finissage vendredi 30 sept. 17hoo

Adventures can be found anywhere, même dans la mélancolie

Avec
Marie-Claire Forté
Jacob Wren
Julie Bernier
Anick Martel
Étienne Provencher-Rousseau
Claudia Francello

Installés autour d’une grande table, des performeurs se consacrent à un travail continu de réécriture du Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa.  L’objectif est de produire une nouvelle version du livre à plusieurs mains, de se l’approprier, de l’adapter à notre monde actuel, de se pencher sur la profonde mélancolie de Pessoa et de la transformer en quelque chose d’apparemment un peu plus heureux ou au moins de conférer au texte une certaine intensité du temps présent. Fernando Pessoa a écrit en empruntant une série d’hétéronymes, c’est-à-dire différentes identités, chacune bénéficiant d’une histoire personnelle distincte et d’un style littéraire particulier.  Il a écrit en portugais, en anglais et, dans une moindre mesure, en français. Le Livre de l’intranquillité est une publication posthume, constituée à partir d’inédits que Pessoa a laissés derrière lui. Un débat incessant se poursuit encore sur la manière d’organiser ce matériel et sur l’établissement d’une éventuelle version finale du livre.  Adventures can be found anywhere, même dans la mélancolie est une façon de tirer de ce livre hautement controversé un livre différent et d’observer jusqu’où cela ira. Il s’agit d’une reconnaissance des possibilités créatrices de la lecture comme réécriture, d’une mise en lumière du fait que nous avons notre propre version des livres que nous lisons et que nous les entremêlons avec nos vies et le monde qui nous entoure. En prenant cette analogie au pied de la lettre, en transformant par la performance cette métaphore en représentation, nous espérons créer un espace d’échanges constants entre coïncidence, intuition et nuance.

Crédits:
Cette installation-performance a été créée originellement en 2014 par les créateurs-performeurs Claudia Fancello, Marie Claire Forté, Nadège Grebmeier Forget, Adam Kinner, Ashlea Watkin et Jacob Wren  à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l'Université Concordia sur une invitation de Michèle Thériault, en coproduction avec PME-ART, et présentée en association avec le Festival Actoral (Marseille) et l'Usine C (Montréal) dans le cadre l'édition montréalaise du Festival.
PME-ART remercie le CALQ et le CAM de leur appui.


Cette activité s'inscrit dans le cadre du colloque international Les pratiques contemporaines de l'écriture textuelle pour la scène organisé par La Chaire de recherche du Canada Dramaturgie sonore au théâtre.
 

mercredi 7 septembre 2016

Ouverture de la saison

Un Pari sur l’imaginaire: sélection 2016 L’exposition de la rentrée

Le vernissage : le mercredi 7 septembre à 17h
Du 7 au 21 septembre 2016

L’exposition de la rentrée Un Pari sur l’imaginaire: sélection 2016 est composée d’un corpus d’œuvres qui représente l’esprit de recherche en art actuel ainsi que les meilleures solutions trouvées par les jeunes artistes aux problématiques proposées par leurs professeurs dans les diverses disciplines enseignées au bac interdisciplinaire en art (BIA) ainsi qu’au bac en enseignement des arts (BEA) de l’UQAC.

mardi 26 avril 2016

Relecture/réinterprétation


La Galerie L’Œuvre de l’Autre, ainsi que les étudiants du programme en arts de L’Université du Québec à Chicoutimi, vous convient à un événement d’exception. Sous la supervision de M. Marcel Marois, professeur du module des arts et directeur de La Galerie L’Œuvre de l’Autre, les étudiants présentent le résultat de leurs recherches-créations autour du thème de Relecture et Réinterprétation ; revisiter diverses sources et références du travail de création afin de mener à terme une œuvre autonome.

L’exposition s’articule autour d’un ensemble de pratiques telles que : la peinture, la sculpture, l’installation sonore et vidéo, la performance, le cinéma et le théâtre. Cette manifestation artistique se veut collective, par une approche en collaboration interdisciplinaire. La thématique vient cerner la production issue de divers horizons dans une exposition qui clôt la session.

Il sera possible de voir cet éphémère, mais significatif énoncé d’art lors du vernissage le mercredi 27 Avril à 17h à La Galerie L’Œuvre de l’Autre, au Petit Théâtre ainsi qu’à la boite noire.

 Les étudiants :

Patrice Baillargeon                             Charlie Lescault                                                                    
Émilie Bouchard                                  Madyson Menier
Gabriel Brochu-Lecouffe                   Bastien Perron
Erika Dumas                                         Gaëtan Reine                   
Clara Girault                                          Justine Rousseau                             
Yan Guillemette                                   Samantha Rousseau Ouellet                         
Antonio Larios                                     Bruno Sylvain Truchon

lundi 18 avril 2016

Les travers de notre époque

Paru dans le Progrès-Dimanche du 18 avril sous la plume de Daniel Côté et les photos de Rocket Lavoie.

mercredi 30 mars 2016

Mathieu Cardin


La Galerie l’OEuvre de l’Autre reçoit
Mathieu Cardin
La précession de la substance
Du 30 mars au 20 avril 2016
Vernissage le mercredi 30 mars à 17h.

«La Précession de la substance est une proposition qui place en exergue le concept de la précession qui agit sur les images consommées en cadence. La précession est le nom donné à la fluctuation d’un axe de rotation d’un objet (astre) lorsqu’il y a un déséquilibre. C’est la précession d’un mouvement qui l’amène à changer de forme et d’angle sinon, il reste droit et identique sur toutes ses faces. La précession c’est le changement de la forme. Le retour d’un même objet sous un angle différent, avec une nouvelle forme et une autre façade. Dans La précession de la substance, j’applique le principe de précession à l’image et à l’objet de manière à créer un rythme et une répétition. Si on prend une toupie en exemple, la vitesse de rotation est si rapide que nous pouvons observer la précession et les motifs répétitifs que celle-ci engendre. Dans l’exposition, elle est représentée par le retour de la forme, une palette de couleur spécifique et l’accumulation de mises en abîme. J’ai associé des objets ordinaires et des petites interventions de manière à créer un rythme qui trouve sa profondeur dans les échos que je leur ai fait subir.
Dans La précession de la substance, la documentation de l’exposition est mise en scène et exposée en même temps que l’exposition, il en résulte une exposition dont le thème principal est sa propre représentation.
La précession de la substance est un espace narratif. Il est praticable et s’apparente en forme au commerce. L’exposition aurait dû s’appeler : Il n’en est rien. Ce rien est celui du vide et son retour. Celui qui fait gonfler le désir à travers la représentation en rebond de la réalité. Il n’en est rien est une exposition orange, verte et bleue avec beaucoup de blanc. La précession de la substance est le prolongement naturel de l’activité de production qui trouve un débouché dans une imagerie qui aspire à se recycler dans sa propre mythologie.»

Les oeuvres de Mathieu Cardin ont été présentées dans des expositions individuelles à Montréal à la galerie B-312, au centre d’artistes Regart de Lévis, au Centre d’exposition L’Imagier et à AXENÉO7 en Outaouais, dans des expositions de groupes aux galeries Les Territoires et Parisian Laundry et dans le contexte des projets Homa et Art Souterrain à Montréal, au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, ainsi qu’en France et au Mexique.

lundi 21 mars 2016

Publication de Marie-Michèle Bergeron


La Galerie L'Œuvre de L'Autre annonce sa toute nouvelle publication:
 
Un autre Jour Marie-Michèle Bergeron
Texte de Mariane Tremblay
20 pages, photographie couleur, 20,5 X20,5 cm
reliure allemande
Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2015
Bibliothèque et Archives Canada, 2015
ISBN: 978-2-923833-17-0
Prix 15$

Lancement le 30 mars, à 17h00, à La Galerie lors du vernissage La précession de la substance de Mathieu Cardin.